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 G20: le spectre de l'échec de la conférence de 1933 évoqué

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Sir Archibald Waters
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MessageSujet: G20: le spectre de l'échec de la conférence de 1933 évoqué   G20: le spectre de l'échec de la conférence de 1933 évoqué Icon_minitimeMer 01 Avr 2009, 17:53

Citation :
SOMMET - Après la violente crise de 1929, les puissances économiques se sont retrouvées à Londres en 1933 pour essayer de réguler l’économie mondiale. Sans y parvenir…

G20: le spectre de l'échec de la conférence de 1933 évoqué Article_G20_1

Le parallèle est tenace.


Près de 75 ans après l'échec de la conférence de Londres, ouverte en grande pompe par le roi Georges V, le monde entier se réunit à nouveau avec la crise économique et financière comme toile de fond. Pour l’économiste Nicolas Baverez, «le G20 est donc bien le pendant de la conférence de Londres de 1933», a-t-il tonné début mars, précisant que «son échec précipita la désintégration des échanges mondiaux».

En 1933, 66 pays participent à l'événement organisé par la Société des Nations. Des centaines de délégués planchent pendant six semaines, répartis en deux commissions. L'une porte sur la création d'un système monétaire stable, l'autre sur la relance de la production, le renforcement des échanges et la stimulation des entreprises.

Ces derniers thèmes se rapprochent de ceux de 2009. «En 1933, les partisans d'un libéralisme total, sans barrières douanières, s'opposent à ceux du protectionnisme à haute dose. On parlait alors d'autarcisme économique, comme les Italiens et les Allemands», explique l'historien Sylvain Schirmann, directeur de l'Institut d'Etudes Politiques de Strasbourg.

John Meynard Keynes, partisan de l'intervention de l'Etat par une relance de la consommation, est en retrait. Actif en 1919-20, Keynes ne reviendra sur le devant de la scène qu'en 1934, lors de débats médiatisés avec des économistes libéraux.

Trop tard.

La conférence de Londres échoue dans les grandes largeurs. Au bout de trois semaines de discussions, Franklin Delano Roosevelt, qui vient de lancer le New Deal aux Etats-Unis, envoie une missive à son représentant, le secrétaire d'Etat Cordell Hull. Il affirme notamment ne pas souhaiter un accord de stabilisation des taux de change. En fait, il privilégie la sortie de la crise par la relance du marché américain. «Cela a été un petit choc à Londres pour les délégués. Cela a apporté de l'eau au moulin de tous les Etats protectionnistes, et notamment l'Allemagne», précise Schirmann.

Pendant ce temps-là, Litvinov, envoyé par l'URSS, fait tranquillement la démonstration de l’efficacité du modèle soviétique en présentant d'immenses tableaux statistiques à des délégués occidentaux stupéfaits. «Il montrait la progression des résultats de toutes les industries entre 1928 et 1933, les courbes étaient impressionnantes», détaille Schirmann.

La presse rend les Etats-Unis immédiatement responsables de cette déconfiture. Le «Daily Mirror» les accuse d'être «complètement absorbés par leurs propres problèmes». C’est la dernière grand messe internationale avant la seconde guerre. Et une leçon à méditer en 2009. «Il faut des qualités de gouvernants mais aussi la volonté de coopérer chez toutes les parties, et pas simplement rechercher à obtenir des concessions», explique Patricia Clavin, historienne de l'université britannique d'Oxford.

Et comme en 1933, on parlera à Londres du rôle des financiers, «les affairistes», comme on appelait les boursicoteurs de la City ou de Wall Street au temps de la crise de 1929. «C'était un classique dans tous les pays, exploité par les populismes, confie Schirmann, avec la dérive que l’on sait en Allemagne». En France, l’affaire Stavisky en janvier 1934, retentissant scandale financier, préfigurera les excès des traders et des patrons d'aujourd'hui.

«Mais la contestation était alors dans le domaine idéologique et propositionnel, explique Schirmann. Les totalitarismes, comme en Allemagne, voulaient mettre au pas les patrons et organiser l'économie, le radicalisme de gauche aux Etats-Unis ou le Front Populaire souhaitaient une réforme des structures et des nationalisations. Il était question de sauver le système libéral. Aujourd'hui, on ne veut pas changer le système, mais y apporter plus de morale

http://www.20minutes.fr/article/317177/Monde-Le-spectre-de-l-echec-de-la-conference-de-Londres-en-1933.php

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